

Le Conseil fédéral veut remplacer la psychothérapie déléguée par un modèle de prescription médicale et a lancé une consultation à ce sujet. Sur la base des résultats du sondage effectué auprès des membres, les Comités de la SSPP et de la SSPPEA ont élaboré un argumentaire. Ce dernier constitue le fondement de leurs réponses à la consultation, utilisable également par les sociétés cantonales, régionales et affiliées.
Pour illustrer les critiques du modèle de prescription proposé, et à la suite de la polémique estivale, le Comité de la FMPP a délibérément choisi, dans le cadre de la consultation sur « l’introduction du modèle de prescription médicale », de recourir exclusivement à des faits établis dans son argumentation. À titre de première mesure, il a déposé en juillet 2019 auprès du Conseiller fédéral responsable une protestation formelle contre l’intervention dans la psychothérapie médicale sans implication des parties concernées et qui ne peut ainsi être acceptée sous cette forme. La réponse du Conseiller fédéral Alain Berset reçue le 28 août 2019 est malheureusement insatisfaisante du point de vue du Comité.
Se basant sur les résultats du sondage des membres, les Comités de la SSPP et de la SSPPEA ont élaboré un argumentaire comme base de leurs futures interventions. Les Comités de de la SSPP et de la SSPPEA veulent par ce biais s’adresser aux parties prenantes concernées et aux potentiels partenaires, afin de faire pression dans le cadre de la consultation. Cet argumentaire a également été/typo3/ à toutes les sociétés cantonales, régionales et affiliées pour leur permettre d’élaborer leur propre prise de position. Ce document est à disposition des membres de la SSPP (argumentaire SSPP) et de la SSPPEA (argumentaire SSPPEA) dans l’espace réservé aux membres de leur site. Ledit argumentaire sert aussi de fondement aux prises de position de la SSPP et de la SSPPEA, qui doivent être remises dans les délais.
Les Comités de la SSPP et de la SSPPEA mettent en garde contre l’actuel projet de consultation principalement porteur de la menace d’une augmentation du volumes des prestations et de coûts supplémentaires. Ceci du seul fait que le nombre de titres de médecin spécialiste disposant d’un droit de prescription serait multiplié environ par quatre par rapport au modèle de délégation. Le Conseil fédéral argumente en prétendant par cette mesure vouloir faciliter l’accès à la psychothérapie – en particulier pour les enfants et les adolescents, les malades graves ainsi que les personnes en situation de crise. Pour autant, les psychologues ne sont pas en mesure de combler ces lacunes dans la prise en charge, puisque la psychothérapie n’est qu’un pan de l’éventail de traitements. Une prise en charge psychique complète dépasse largement ce cadre et exige une compétence et une expérience que ne garantissent pas les formations initiale et postgraduée actuelles de psychologues psychothérapeutes. On peut en outre s’attendre à une augmentation incontrôlée du nombre de psychologues en cabinet en raison de l’absence dans ce domaine de règlementation comme le numerus clausus ou la clause du besoin. Le Comité de la FMPP est par ailleurs consterné par le fait que des modifications de l’OAMal et de l’OPAS, telles que la réduction du nombre et de la durée des séances de psychothérapie médicale, aient été décidées sans y associer les parties directement concernées, ce qui n’est pas acceptable.
Si la Confédération maintient l’élargissement à d’autres spécialités dans sa définition du modèle de prescription , un certificat de formation complémentaire FMH « Prescription de psychothérapie » devrait être introduit.