

Sous la direction de l’association « Compasso », employeurs (Union patronale suisse), corps médical (FMH) et Confédération (Office fédéral des assurances sociales) ont élaboré le profil d’intégration axé sur les ressources (PIR). Ce dernier vise à améliorer la réintégration à la place de travail. Dans les cas complexes, le PIR vise à remplacer le certificat médical courant que les employeurs jugent trop peu utile pour une réintégration. L’outil nouvellement développé veut en particulier permettre et améliorer les échanges entre l’employeur, le médecin et le collaborateur. Ainsi, employeur et collaborateur définissent les exigences liées au poste de travail, alors que le médecin amène la perspective médicale. L’objectif devrait être l’adaptation du poste ou un nouveau poste correspondant aux possibilités du collaborateur ainsi qu’aux besoins de l’employeur tout en tenant compte des limitations d’ordre médical. La mise à disposition d’un poste de travail à temps partiel en cas d’invalidité partielle également est ainsi encouragée. Médecins et employeurs connaissent encore trop peu le PIR. Davantage d’informations sont disponibles en suivant ce lien ...
En janvier 2019, le nouveau « rapport médical détaillé », plus facile à remplir, a été introduit pour la vérification du droit à une rente invalidité dans les pays de l’UE/AELE. Il remplace le formulaire E213. Les deux versions du rapport médical international pourront être utilisées durant une période de transition. A partir du 1er juillet 2019, seul le nouveau formulaire sera disponible. Il convient de le remplir indépendamment de l’évaluation de l’invalidité en conformité du droit suisse. Le formulaire est disponible sur la plateforme à l’usage des médecins www.ai-pro-medico.ch ainsi que sur www.ahv-iv.ch. Le médecin remplit le formulaire électronique en format PDF sur son ordinateur (l’activation de Java Script est impérative, en particulier pour le choix de la langue). Le formulaire dûment rempli et signé sera imprimé et envoyé par la poste. Pour la réalisation du rapport médical détaillé, les médecins sont indemnisés selon Tarmed. L’office AI doit préalablement être informé si les coûts devaient dépasser 500 francs. Le formulaire compte 12 pages et la langue peut directement être sélectionnée. Certains champs sont obligatoires (« champs obligatoires »), d’autres peuvent être complétés selon la situation et la conception du rapport (« formulaire dynamique »).
Les cours du Centre de formation de l’AI sont désormais également ouverts aux médecins externes. L’offre de formation accessible au public comporte divers cours qui ne sont pas exclusivement réservés au corps médical. La liste des cours est disponible sur www.cfai.ch. Voir l’annexe détaillée pour l’inscription auprès du Centre de formation de l’AI.
Le projet « Intervention précoce intensive auprès d’enfants atteints d’autisme infantile » a démarré il y a cinq ans. Depuis, les résultats d’une étude d’évaluation réalisée en parallèle dans le cadre du programme de recherche de l’AI confirment l’efficacité des interventions précoces en cas d’autisme infantile (Rapport de recherche N°9/18). Ces méthodes de traitement intensives comportent à la fois des éléments de traitements médicaux et pédago-thérapeutiques. L’OFAS a donc approché la CDS, la CDIP et la CDAS concernant le financement des mesures pédago-thérapeutiques. Une solution financière claire avec les cantons avant le terme du projet de cinq ans se faisant attendre, l’OFAS a décidé de laisser le projet se poursuivre durant quatre années supplémentaires dans le cadre d’un projet pilote. Cette ordonnance permet aussi à de nouveaux centres de rejoindre le projet. Le conseiller fédéral Alain Berset a demandé aux instances cantonales de trouver une solution commune de financement avec l’OFAS dans le cadre d’un groupe de travail commun. Avec ces mesures de traitement combinées, les cantons et l’AI évoluent en terrain inconnu. Il est donc pour l’heure impossible d’évaluer quand se dessinera cette solution commune. Un modèle de programme et d’outcome doit venir s’ajouter au modèle de coûts. Il doit permettre de vérifier également les effets à long terme de ces interventions précoces intensives sur une intégration réussie au jardin d’enfants régulier, à l’école ordinaire ou à un apprentissage des enfants autistes participants. En outre, les programmes d’intervention précoce, actuellement très différents, seront harmonisés au cours du projet pilote. La répartition des coûts entre la Confédération et les cantons devrait s’en trouver simplifiée. Le projet pilote peut être interrompu en tout temps si le déroulement des discussions avec les cantons n’est pas gage de succès.